L'Ebrècheur ébrèché
Roland de Roncevaux, neveu de Charlemagne, héros d'une chanson de geste (futur langage des signes) était un homme pressé toujours sur la brèche.
Alors qu’il festoyait en compagnie de quelques chevaliers à l’Auberge de Ganelon réputée pour sa bonne chair et son refrain ‘’ quand Ganelon vient nous servir à boire, de sa carafe, on frôle le poison ’’, le traitre Ganelon, intrigua auprès de l'oncle Charlemagne.
Se mettant Martel en tête, il le convainquit de chasser les sarrasins du Pays d’Oc, et d’envoyer Roland se coltiner les bédouins nomades, no made in France.
Obéissant aux ordres de tonton, le neveu leva une armée séduite par la perspective de galettes, d’écus et de louis d’or, fort peu soucieuse d’être transformée en crêpes.
Sur le chemin qui les menaient aux pires aînés et aux fratries sarrasines, Roland vit un jeune veau titubant car il venait de téter sa mère, une vache alcoolique.
Il s’écria, car il avait de l’humour ‘’mais il est rond ce veau’’.
Flagorneurs et bon public, ses compagnons d’armes se bidonnèrent malgré leurs cuirasses, trop ajustées par Messire Jean-Paul Gauthier.
Arrivés sur les lieux de la bataille, près du Cirque où se gave Arnie, ils croisèrent en chemin, sans entrain, le fer.
Leur atonie produisit rapidement ses effets, et ils furent décimés en raison également d'une indigestion de galettes.
Moribond, repu et rassarrasinié, Roland se fit prêter un téléphone arabe, par un courtois et mobile adversaire.
Il appela son oncle ‘’ Charles magnes-toi, les sarrasins nous roulent dans la farine et nous transforment en crêpes ‘’.
Charles n’entendait pas, coincé par un bouchon et par l'écu de son sceau de Champagne, demi-sec, car il sortait de la douche.
En gestes ultimes, Roland se saisit de son olifant et voulu fendre la montagne avec Durandal, (oeuvre d'un épéiste affamé de Tolède).
Elle ne se brisa point mais fendit la roche.
Le son du cor et l'écho de la montagne le rendirent sourd.
Baillant aux corneilles qui tournoyaient dans le ciel pyrénéen, ô rage, ô désespoir, après une dernière bolée de Cid, Roland voulut rendre l’âme et sa lame, à Lââm, une jolie et aguicheuse infirmière sarrasine dont les contours valaient bien le détour.
Elle refusa, préférant le cimeterre au cimetière.
De dépit et d'ennui, ne sachant plus que faire, il mourut.
Bien plus tard, parvenu sur les lieux, Charlemagne recueillit Roland et Durandal et les remit à Renault, son estafette, l’Espace n’existait pas encore.
Puis, chez son dentiste, il se fit poser une couronne, car il s’était pris une rage de dents, dehors.
De retour chez lui, il alla chez son vieux barbier-horticulteur, épargné par Charles Martel en 732, à Poitiers, à moitié, pour y faire refleurir sa barbe, non sans lui avoir lancé en entrant dans l'officine, un irrésistible et tonitruant : " alors çà rase hein ! ’. (Tony, truand célèbre, est étranger à cette histoire)
Il avait un humour aussi rustique et désopilant que son défunt neveu, et, comble pour un empereur, il était aussi bouffon, bouffi car il aimait la bonne chair.
Rectification de l'histoire
Malgré les dires d’une chanteuse qui aimait les sucettes à l’anis et le bâton de Berger, Charlemagne n’a pas inventé l’école, mais plutôt fréquenté le Col de Roncevaux.
Sa couronne lui fut posée par Léon Troyes, son dentiste.
C'est en abusant de son cor que Roland devint sourd.
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