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samedi 01 mars 2025
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22 minutes - nouveau record !
Il est français cette fois, le réacteur West vient de maintenir un plasma à 50 millions de degrés pendant
1 337 secondes, soit 22’17’’, et , 25 % de plus que le récent record chinois.

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samedi 08 février 2025
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La Chine, encore et toujours
La Chine vient de se doter d'un complexe abritant de puissants super-lasers qui donnent à penser qu'elle pourrait bien être le premier pays à produire de l'énergie née de la fusion nucléaire.

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samedi 01 février 2025
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50 millions°C - 17'45''
Il y a 10 jours, la Chine a officialisé le record mondial atteint par l’Experimental Advanced Superconducting Tokamak (EAST) :
le maintien pendant 1 066 secondes, soit 17 minutes 45’’ d’un plasma à 50 millions de degrés.
Pour mémoire
Le tokamak est une chambre toroïdale, un gros donut, dans laquelle un fort champ magnétique créé par des aimants supraconducteurs éloigne le plasma, qui y est très sensible, des parois de la machine, pour en éviter la destruction.
Aucun matériau connu n’est susceptible de résister à ces ultras températures.
Avantages spécifiques de la fusion vs fission
Impact environnemental :
elle est quasiment propre, peu de radioactivité, et à durée limitée
Ressource :
produits dérivés de l’hydrogène des océans, est inépuisable,
Rendement énergétique :
4 fois plus d’énergie que la fission nucléaire.
Sécurité :
en cas de problème, la réaction s’arrête instantanément.
Implantations :
la disponibilité de la ressource rend possible des centrales de proximité.
- Lorsqu’elle sera opérationnelle, la fusion nucléaire modifiera fondamentalement la distribution de l’énergie dans le monde.
Elle devra faire face aux réactions prévisibles des puissants lobbys de la fission :
constructeurs d’EPR, producteurs d’uranium, acteurs du retraitement, et distributeurs de l’énergie classique.

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samedi 11 janvier 2025
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News
Dans l’État de Virginie, La startup Commonwealth Fusion Systems a mis en chantier la première centrale à fusion nucléaire de 400 MGW capable d’alimenter 150 000 foyers dès 2030.
Un premier plasma devrait être produit dès l’année prochaine.

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samedi 28 septembre 2024
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Pour mémoire
A la différence de la fission, la fusion nucléaire, c’est :
la fusion de 2 atomes,
4 fois plus d’énergie,
un combustible inépuisable : dérivés d’hydrogènes ou des minéraux nobles en dose infinitésimale,
peu de déchets, de faible radioactivité ,
production sécurisée : arrêt de la réaction instantanée en cas d’incident,
la perspective de pouvoir fournir de l’énergie partout dans le monde,
etc.
Sorte de donuts géants, les tokamaks, de forme toroïdale, confinent le plasma issu de la fusion, et porté à plusieurs dizaines de millions de degrés .
Ces températures extrêmes, proches de celles du cœur du soleil, nécessitent des champs magnétiques très élevés qui éloignent le plasma des parois du tokamak, elles n’y résisteraient pas.
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Les alliages
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Des scientifiques de l’Oak Ridge National Laboratory cherchent à créer des alliages susceptibles de résister à des conditions physiques extrêmes.
L’aide de l’IA, primordiale dans ce cas, en multipliant les variables, permet l’espoir de trouver le Graal : la combinaison de matériaux résistants aux ultras contraintes thermiques et mécaniques.
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Chine
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La Chine teste le premier tokamak à supraconducteurs haute température du monde.
Les supraconducteurs, comme l’oxyde de cuivre et de baryum boosté aux terres rares (REBCO) permettent de générer des champs magnétiques beaucoup plus puissants.
Ils ont pour effet de réduire la taille et le coût des tokamaks traditionnels.
Ceci pourrait accélérer la production de réacteurs à fusion lorsque la balance consommation électrique en amont penchera du côté de la production.
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samedi 24 août 2024
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Dynamisme des startups
Parmi tous les projets en cours, plusieurs startups se distinguent par la qualité de leurs recherches innovantes.
Ce sont principalement :
– Hylenr Technologies (Inde) : Technologie de fusion froide amplificatrice d’énergie d’entrée..
– Commonwealth Fusion Systems (USA) : Utilisation d’aimants HTS
– HB11 Energy (Australie) : Fusion laser d’hydrogène et de bore-11.
– First Light Fusion (Grande-Bretagne) : Technologie de cibles et de projectiles ayant déjà produit une pression de 1,85 térapascals, soit 5 fois la pression intra-terrestre.
Etc.
les progrès sont significatifs et très prometteurs de production d’énergie par fusion nucléaire, à un terme plus ou moins proche.
Tous ces projets ont en commun le concept de petits réacteurs, ils mettent en lumière l’erreur conceptuelle du gigantisme de ITER.
Dans la communication média à venir il faudra se méfier des sceptiques de la fusion qui basent leurs analyses sur ITER, ce que vient de faire le Figaro par exemple.
En outre, plus la faisabilité des projets se fortifiera, on assistera sans doute à une réaction des lobbys de la fission nucléaire, les enjeux économiques étant considérables.
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samedi 17 août 2024
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Fusion nucléaire et Intelligence artificielle
L’utilisation de l’IA dope la recherche sur la fusion nucléaire et ses contraintes technologiques.
Une étude de BYU publiée dans la revue Nuclear Engineering and Design, témoigne de l’importance de l’IA et de son aide à la recherche.
Une équipe de chercheurs vient de réussir à faire répliquer en 2 jours à l’IA un modèle de bouclier thermique qui avait nécessité, sans elle, 6 mois de recherches à plusieurs dizaines d’ingénieurs, soit 90 fois plus rapidement.
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samedi 10 août 2024
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Plasma et mayonnaise
C’est inattendu, les chercheurs de la fusion nucléaire s’intéressent à ……. la mayonnaise !
Pourquoi ?
L’œuf, la moutarde et l’huile savamment battus passent de l’état liquide à l’état solide, à moins que la mayonnaise ne tourne pour cause de maladresse, ou de menstruations si l’on en croit la rumeur populaire.
C’est sur le point du changement d'état, liquide/solide, et de la stabilité acquise par le mélange que se porte l’intérêt.
Et donc la recherche observe ce qui se passe dans un bol de mayonnaise mené à bon port pour le transposer au turbulent plasma de la fusion, et en neutraliser l’instabilité.
Une suite plus sérieuse et documentée est ici
Dernière minute :
Les huiles Lesieur, les œufs de Loué sur Sarthe, et la moutarde de Dijon étudient des prototypes de poêles alternatifs à mayonnaise pour l'hiver 2025
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samedi 13 juillet 2024
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Nouveau record !
West est un réacteur à fusion nucléaire situé dans le périmètre de ITER à Cadarache (13).
L’apport expérimental et complexe d’une couche de tungstène sur les parois de ce réacteur vient d’en booster les performances.
Il vient d’établir un record mondial en produisant 50 millions de degrés pendant 6 minutes.
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samedi 6 juillet 2024
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ITER
Le programme ITER de production d’énergie grâce à la fusion nucléaire vient de modifier considérablement son planning.
Il n’envisage la production de plasma qu’à l’horizon 2034, et son budget enfle démesurément.
Au risque de se répéter, ITER est sans doute une erreur conceptuelle, il ajoute à la complexité de la technologie liée aux contraintes thermiques considérables, son propre handicap né de son gigantisme.
On peut parier que parmi tous les projets de production d’énergie par fusion nucléaire qui sont en cours dans le monde, plusieurs aboutiront avant cette échéance de 2034 .
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samedi 22.06.24
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Le réacteur hybride tokamak / stellarator pourrait révolutionner la fusion nucléaire
Des scientifiques de l’Institut Max Planck, en Allemagne, ont développé un nouveau concept hybride qui pourrait rendre les centrales nucléaires plus efficaces.
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samedi 8 juin 2024
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Deux bonnes nouvelles !
La limite théorique de densité du plasma repoussée
Construction d'une centrale franco-allemande
L’entreprise allemande Bruker, en partenariat avec quatre autres industriels européens, dont le groupe français Alcen, a lancé la société Gauss Fusion.
Le projet est de connecter au réseau électrique d’ici 2040 une centrale à fusion nucléaire d’une puissance d’un gigawatt, soit 62 % de celle d’un EPR.
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samedi 18 mai 2024
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IA et fusion nucléaire
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Extrait d’un article du site Enerzine d’il y a 2 jours :
‘’ L’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique bouscule la recherche sur la fusion nucléaire. Au Département de l’Énergie des États-Unis, les scientifiques du Princeton Plasma Physics Laboratory explorent de nouvelles façons d’optimiser et de contrôler les réactions de fusion grâce à ces technologies de pointe. ‘’
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samedi 11 mai 2024
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Mini-Iter
West, le mini-Iter du CEA pour la fusion nucléaire atteint une durée de foncti
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samedi 20 avril 2024
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48 secondes de bonheur
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Le réacteur de fusion expérimental de Corée du sud a maintenu une température de 100 millions °C pendant 48 secondes, son précédent recors était de 31 secondes en 2021.
Il appartient à la famille des Tokamaks à chambre de confinement toroïdale
L’autre technologie de fusion nucléaire, sans doute plus prometteuse, avance également en substituant des canons électriques aux lasers
De quoi susciter un espoir impatient !
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samedi 13 avril 2024
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Canon électrique
Une société anglaise a découvert que dans la méthode du confinement inertiel par bombardements lasers de la source, le canon électrique était 10 fois plus rapide que ces derniers.
Ceci modifie profondément la vitesse de la réaction.
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samedi 30 mars 2024
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Réacteurs innovants
Trois derniers lauréats ont bouclé le projet réacteurs innovants lancé par le gouvernement.
Parmi les 12 lauréats, 2 start-up de la fusion nucléaire :
Renaissance fusion utilise le modèle du Tokamak par confinement magnétique (chambre toroïdale).
GenF procède par bombardements lasers (confinement inertiel).
Ces deux projets promettent une production de 1 000 mégas, soit environ 60% de celle d'un EPR de type Flamanville.
Le CEA doit leur apporter parrainage et assistance technique.
La suite ici
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samedi 23 mars 2024
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Fusion chez les cousins germains
Un nouveau programme de financement pour la recherche sur la fusion nucléaire vient d’être décidé en Allemagne pour un premier réacteur à fusion d’ici 2040.
Le projet prévoit l’expérimentation des deux méthodes connues à ce jour, le confinement magnétique, ou le bombardement laser.
La ministre allemande a déclaré : ‘’ La crise énergétique nous a montré à quel point un approvisionnement énergétique propre, fiable et abordable est important, et la fusion est une énorme opportunité pour résoudre tous nos problèmes énergétiques. Grâce à son excellente infrastructure de recherche et à une industrie forte, l’Allemagne offre d’excellentes conditions pour la construction de centrales électriques à fusion ‘’.
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samedi 2 mars 2024
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Intelligence artificielle et fusion nucléaire
Des scientifiques américains ont mis au point une IA susceptible de contrôler l'instabilité du plasma.
C'est à suivre ici
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samedi 24 février 2024
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Au Pays du Soleil Levant ......
Basé sur le système Tokamak, confinement magnétique, le Japon vient d'inaugurer le plus grand réacteur à fusion nucléaire du monde ici.
Il va, ce faisant, condamner vraisemblablement ITER empêtré dans ses problèmes physiques, techniques, et budgétaires.
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samedi 20 janvier 2024
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Renaissance fusion
Alors qu'il se confirme que l'avenir de ITER, confronté à de gros problèmes logistiques et techniques, est de plus en plus hypothétique, les start-up continuent leurs recherches et développement.
En France, une société iséroise, Renaissance Fusion vient d’être retenue dans le cadre de l’appel à projets '' réacteurs nucléaires innovants '' de France 2030.
Elle va recevoir 10 millions € et un accompagnement/parrainage du CEA.
L'entreprise espère lancer un premier démonstrateur à fusion nucléaire capable de produire de l'énergie d'ici 6 ans.
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samedi 13 janvier 2024
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Fission nucléaire
La ministre qui était en charge de ces questions avant le remaniement a affirmé qu'au delà des 6 EPR programmés, et fonctionnels aux environs de 2035, il faudrait également en envisager 8 autres en raison de l'obsolescence de plusieurs centrales nucléaires du parc actuel.
Compte tenu des réserves en uranium limitées à 2 siècles, en l'état actuel de la consommation, et de la volonté affirmée, à la récente COP 28, de tripler le parc mondial, il faut aussi que soit enclenchée, en nombre suffisant, la création de complexes de retraitement du combustible utilisé.
Il est nécessaire également de modéliser le stockage des déchets radioactifs.
Fusion vs fission
Entre-temps, sans doute d'ici 2 à 3 ans, avant cet horizon 2035, il y aura vraisemblablement dans le monde des centrales à fusion nucléaire devenant de plus en plus matures produisant une énergie qualitative, quantitative, et propre.
La mobilisation des scientifiques et des start-up est grandissante, et leurs recherches, dotées de forts financements, obtiennent des résultats significatifs, prometteurs, et enthousiasmants.
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samedi 6 janvier 2024
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Le 5 décembre 2022, les physiciens de la National Ignition Facility (NIF) du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) avaient déjà atteint pour la première fois le seuil de rentabilité énergétique, et 7 mois plus tard, ils renouvelaient cet exploit, avec un rendement encore plus élevé.
Un nouveau rapport fait état de la réitération positive de l'expérimentation, à trois reprises en 2023.
Article de Science & Vie ici
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samedi 9 décembre 2023
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Fission nucléaire
A la COP 28, une vingtaine de pays, dont la France et les États-Unis, ont projeté le triplement de la production d’énergie à fission nucléaire.
Cet objectif est totalement irréaliste selon un rapport de WNISR (World Nuclear Industry Status Report) qui mentionne les délais de construction et l’énormité des investissements.
Un article de Géo traite ce sujet ici
En outre, il n'est pas évoqué le problème des déchets radioactifs.
En France, La Hague, haut lieu du dépôt des déchets radioactifs des centrales à fission, les unités de stockage sont actuellement remplies à 97 %.
Concernant la nature des déchets, on distingue :
Les déchets de très faible activité (TFA)
Ils sont issus principalement du démantèlement des installations nucléaires : gravats, bétons, ferrailles.
Leur radioactivité décroît de manière significative en une dizaine d'années.
Ils représentent 27 % du volume des déchets radioactifs produits en France et contiennent moins de 0,01 % de la radioactivité de l’ensemble des déchets.
Les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC)
Il s'agit essentiellement des déchets liés à la maintenance des installations nucléaires.
Une partie provient aussi des hôpitaux ou des laboratoires de recherche.
Ce sont des objets contaminés comme des gants, des filtres, des résines, etc.…
Leur radioactivité décroît de manière significative en 300 ans environ et représentent 63% du volume des déchets radioactifs, pour 0,02% de leur radioactivité.
Les déchets de faible activité à vie longue (FA-VL)
Cette catégorie couvre les déchets radifères (contenant du radium) provenant de minéraux utilisés dans certaines industries et les déchets de graphite issus du démantèlement des réacteurs nucléaires de 1ère génération.
Les déchets FA-VL constituent 7% du volume des déchets radioactifs, pour 0,01% de leur radioactivité.
Les déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL)
, issus du traitement des combustibles usés des centrales nucléaires : structures qui entourent les combustibles usés (coques et embouts) et effluents liquides issus du procédé de retraitement.
Les déchets MA-VL constituent 3% du volume des déchets radioactifs, pour 4% de leur radioactivité.
Les déchets de haute activité à vie longue (HA-VL)
Ils correspondent aux déchets issus du traitement des combustibles nucléaires usés et contiennent les produits de fission et les actinides mineurs formés par les réactions nucléaires dans le combustible lors de son séjour en réacteur.
Leur durée de vie peut s'étendre sur plusieurs milliers, voire plusieurs millions d'années.
Ils ne représentent que 0,2% du volume des déchets radioactifs mais 96% de la radioactivité totale des déchets radioactifs en France.
Article du CEA ici
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Dans ce contexte, il faut accorder une attention accrue aux avancées de la production d'énergie à fusion nucléaire qui semble bien en mesure d'être opérationnelle, progressivement, à partir de 2030, dans le pire des cas, bien avant 2050.
Il faudra également être vigilant sur les salves de communication mensongère tirées par les lobbies de la fission, sur ceux, naissants, de la fusion.
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samedi 2 décembre 2023
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L'inauguration d'un réacteur à fusion au Japon est à voir ici
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samedi 25 novembre 2023
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Face à l'incrédulité ou au scepticisme réels ou calculés dont vont témoigner les défenseurs de la fission nucléaire en s'appuyant sur les tribulations de ITER, il faut ajouter que :
la maîtrise de la technique de la fusion nucléaire est difficile à atteindre, mais elle est en route.
ITER est sans doute une erreur conceptuelle car son gigantisme abonde à la difficulté de cette maîtrise.
Sur un autre plan, le nucléaire classique ne renoncera pas facilement à ses privilèges capitalistiques, et tentera de s'opposer et de freiner le développement des centrales à fusion.
Ceci promet une belle foire d'empoigne et sans doute le décochement de nombreux coups bas des acteurs historiques de la production d'énergie.
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Symboliquement, la mer est à l'origine de la vie sur terre, et c'est grâce à elle que l'énergie nécessaire à cette vie va pouvoir être produite, cela doit valoir une reconnaissance infinie aux océans pourtant malmenés par l'ingratitude des hommes.
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Réplique de la brêve :
Fusion nucléaire, objectif rapproché
Les États-Unis vont annoncer leur stratégie en matière de fusion nucléaire au cours de la prochaine COP 28.
Les USA prévoient une commercialisation de l’énergie due à la fusion nucléaire, non plus dans quelques dizaines d’années, mais dans quelques années seulement.
Les délais se raccourcissent notablement sous l’impulsion de start-up innovantes, disposant de moyens scientifiques, techniques et financiers importants.
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Pour mémoire, la fusion nucléaire c’est :
4 fois plus d’énergie produite que la fission
Une ressource en combustible, l’eau de mer, pratiquement infinie et sans dépendance d’approvisionnement.
Peu de radioactivité, et à durée très courte.
Des centrales à fusion de tailles très inférieures aux EPR à fission
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La programmation massive de construction d’EPR, particulièrement en France, et en Chine, est plus que vraisemblablement une erreur stratégique majeure.
Elle produira à long terme un endommagement lourd et irréversible de l’Économie, et de l’Environnement.
Elle justifiera une rancœur irrépressible des générations actuelles et futures, à l’égard du pouvoir politique, handicapé de prospective et/ou ayant fait vœu d’allégeance aux lobbies de la fission nucléaire.
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samedi 28 octobre 2023
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Du nouveau :
Une collaboration euro-japonaise a réussi à confiner du plasma dans un réacteur à fusion japonais préludant un retour d'informations extrêmement précieuses pour ITER, ici.
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samedi 9 septembre 2023
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Le monde s'agite
L'Allemagne vient de décider un plan quinquennal de 1 milliards de dollars pour la fusion nucléaire, les USA mobilisent également beaucoup de financement pour soutenir la recherche.
Ils ont en commun de privilégier la technologie laser plutôt que celle du Tokamak de ITER de Cadarache.
Déjà dit ici, ITER ajoute à la complexité de la maîtrise de la fusion nucléaire, celle née de son gigantisme.
Si la tendance se confirme, comme cela est vraisemblable, ITER pourrait bien être pris de vitesse par les projets de type lasers, et constituer une grosse erreur stratégique.
à suivre ......
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samedi 12 août 2023
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Le laboratoire américain NIF qui avait obtenu fin 2022, une réaction de fusion ayant produit davantage d’énergie qu’elle n’en avait consommé vient de rééditer le 30 juillet dernier.
Avec cette même consommation d’énergie, il en a cette fois produit plus avec son système de bombardement laser de minuscules capsule de deutérium-tritium, isotopes d’hydrogène
un isotope est la plus petite quantité de matière conservant les mêmes propriétés chimiques que son élément.
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samedi 29 juillet 2023
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Le Prix Nobel de Physique, pour ses travaux sur les LED, Shuji Nakamura, s’invite à la recherche sur la fusion nucléaire.
Au sein de l’entreprise Blue Laser Fusion (BLF), il veut créer un nouveau type de laser haute fréquence.
Son but est de réaliser un réacteur à fusion opérationnel de 1 GW, soit 60 % de la production d’un EPR, avant 2030, avec une première expérimentation dès l’année prochaine.
BLF est une entreprise privée qui va protéger ses travaux par des brevets et ne communique pas sur leurs contenus.
Les recherches en cours sur la planète sont de 2 types, le confinement inertiel comme les tokamaks et les méthodes à bombardement laser.
Il semble les travaux de BLF reposent sur l’utilisation du bore, un métalloïde qui est utilisé sous des formes dérivées dans les détergents et les matériaux en fibre de verre.
Les échéances se rapprochent, et les années qui viennent vont être turbulentes et passionnantes dans le domaine de la production d'énergie sans fission nucléaire.
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samedi 15 juillet 2023
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Réacteur à l'horizon 2026/2027 ?
La start-up OKLO du groupe OpenAI qui travaille à la mise au point de réacteurs à fusion nucléaire, va entrer en Bourse, avec une valorisation de 850 millions de dollars.
Oklo prévoit de construire des petits réacteurs nucléaires, aussi appelés SMR (small modular reactors), capables de produire de l’électricité grâce à la fusion nucléaire.
Elle pense lever 500 millions de dollars afin de produire un premier réacteur à fusion baptisé Aurora, pour une mise en service en 2026/2027.
Compte tenu de toutes les annonces faites dans ce domaine, il est à peu près certain que des réacteurs à fusion de petites et moyennes tailles seront disponibles, avant la fin de la décennie, sur le marché de l'énergie, et commenceront à être installés, ça et là, précédant une plus large diffusion dans le monde.
Ils programmeront sans doute la fin de ITER victime des problèmes spécifiques que pose son gigantisme.
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samedi 24 juin 2023
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Le projet international ITER de Cadarache, sans doute victime d’une erreur conceptuelle, son gigantisme, s’enlise dans les difficultés et connaît un budget inflationniste passé de 6,3 milliards de dollars à 22 milliards (350%)
Par contre à l’international, l’enthousiasme ne cesse de croître.
Aux USA, une start-up, Commonwealth Fusion Systems (CFS) pense réaliser un réacteur à fusion d’ici fin 2025.
L'évolution est passionnante à suivre, et une sorte de compte à rebours semble bien s'être déclenché avant la première mise en service dune première centrale à fusion nucléaire, de taille moyenne.
Les EPR français de l'horizon 2035 pourraient bien être en situation d'obsolescence non programmée dès leur naissance.
Outre ses qualités intrinsèques et ses multiples avantages vs fission, la fusion présente l'intérêt majeur de créer les conditions de l'indépendance énergétique des pays du monde.
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samedi 17 juin 2023
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L'engouement sur la fusion se généralise
L'Allemagne qui vient d'abandonner les réacteurs à fission fait le pari de cette nouvelle technologie.
En France, le projet Spektresera testé d'ici 15 mois
Le projet 2030 français du nucléaire à fission pourrait bien être has been.
Si le planning de la fusion est respecté, la concurrence sur le marché de la production d'énergie va engendrer une guerre impitoyable.
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samedi 3 juin 2023
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ITER
Employés à des postes stratégiques,13 soudeurs travaillant sur le chantier du réacteur à fusion nucléaire se sont inventé une qualification qu’ils n’avaient pas.
De quoi douter du sérieux des procédures de recrutement !.
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Hélion
Il semble que Hélion qui s’est engagé auprès de Microsoft pour la founiture d’énergie soit en mesure de produire un réacteur à fusion de 50 MW dès 2024 ici.
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27 mai 2023
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Horizon 2030 !
La fébrilité sur ce sujet s'accroît tous les jours, et l'accord passé entre Microsoft et Hélion pour disposer d'un réacteur à fusion nucléaire d'ici 5 ans y contribue, d'autant plus que cet accord est assorti de pénalités financières si Hélion est hors délai. Ceci témoigne du sérieux de l'engagement et du planning.
Au delà de son intérêt*** écologique majeur, la fusion nucléaire va s'imposer à terme, car la programmation intensive d'EPR dans le monde fait appel à une ressource, l'uranium, dont les jours sont comptés, sans doute guère plus que 2 siècles.
Le projet ITER est au ralenti en raison de problèmes techniques complexes, son gigantisme ajoute sans doute à la difficulté.
L'avenir est sans doute plus dans de '' petites '' centrales à fusion, plus faciles à construire, à implanter partout dans le monde, et à gérer.
Ces dernières présentent en plus l'intérêt d'une production localisée diminuant les coûts de transport d'énergie.
Si la durée de la vidéo traitant de ce sujet (1 heure), n'est pas dissuasive, c'est ici.
Comme déjà évoqué précédemment, lorsque l'arrivée de la fusion va faire mieux que concurrencer la fission, il faut s'attendre à une réaction agressive des lobbies du nucléaire classique
*** pour mémoire : ressource propre et illimitée, pas de déchets nucléaires, pas de rejets dans l'atmosphère, peu de radioactivité, arrêt immédiat de la réaction en cas de problème, etc.
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samedi 20 mai 2023
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Horizon 2030 ?
Une enquête de la Fusion Industry Association (FIA), l’association professionnelle internationale des entreprises de fusion nucléaire, montre que les investissements dans la technologie augmenteront progressivement pour atteindre des billions (milliers de milliards) de dollars d’ici le milieu de ce siècle.
Ces entreprises sont nombreuses à penser qu’un réacteur à fusion nucléaire fonctionnel sera développé et commercialisable d’ici la fin de cette décennie. C’est à suivre ici
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samedi 13 mai 2023
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L'avenir dès demain ?
Microsoft vient de conclure un accord avec Hélion Energy, une firme qui pense pouvoir commercialiser un réacteur à fusion nucléaire d'ici 5 ans, pour les seuls besoins de Microsoft : ici.
Cette firme a l'ambition de produire un réacteur à fusion de 1 GWH de puissance, soit les 2/3 d'un EPR.
Il est vraisemblable que ces projets aboutissent compte-tenu des engagements pris par les 2 parties.
Dès lors, à l'horizon 2030 les réacteurs à fusion vont commencer à transformer profondément la production d'énergie.
Si tout se déroule de la sorte,les EPR , et la fission nucléaire débuteront une phase d'obsolescence qui promet une guerre impitoyable à l'initiative des lobbies de la fission nucléaire.
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samedi 29 avril 2023
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Fusion froide
Des physiciens italiens ont mis au point, semble t'il, une machine basée sur la fusion froide, c'est à dire lafusion de deux atomes en présence de dérivés subtils d'hydrogène afin de produire de l'énergie thermique.
Cette machine et son procédé ne sont pas protégés par des brevets, ce qui complique l'expérimentation, et nourrit la perplexité de la communauté scientifique, intriguée malgré tout.
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Les investissements matériels et immatériels faits dans le domaine de la fusion s'intensifient, et vont peut-être/sans doute conduire à terme à l'obsolescence des coûteux EPR.
Le réacteur III de l'EPR de Flamanville qui devait être opérationnel en 2012, ne le sera en fait qu'en 2024, et pour un budget colossal qui n'a plus rien à voir avec le budget d'origine.
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samedi 22 avril 2023
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C'était un peu prévisible, la taille importante des réacteurs à fusion nucléaire de type ITER apporte son lot de complications propres à un système difficile intrinsèquement à maîtriser.
En Allemagne des ingénieurs sont sur la piste de réacteurs plus petits, mais pouvant contenir plus de plasma.
Communication ici de la RGN, publication bimestrielle à caractère scientifique et technique, dont la vocation et d’apporter des connaissances dans tous les domaines de l’énergie nucléaire en France et dans le monde.
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samedi 01 avril 2023
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L'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) fait le point dans le rapport World Survey of Fusion Devices 2022 sur les différentes technologies mises en oeuvre pour produire de l'énergie à partir de la fusion nucléaire :
tokamaks, stellarateurs, lasers et concepts alternatifs.
C'est à suivre ici
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samedi 4 mars 2023
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Un résumé de l'état d'avancement est ici
On y évoque le projet international ITER de Cadarache, mais celui-ci a pris du retard en raison de problèmes rencontrés dans la résistance physique des parois du réacteur.
Deux méthodes avancent parallèlement le confinement magnétique comme ITER ou le confinement inertiel de l'expérience américaine de fin 2022 ( cf articles précédents )
Les avancées dans l'expérimentation sont de plus en plus rapide, et c'est maintenant à l'horizon 2030 qu'il semble raisonnable de penser que quelques réacteurs à fusion nucléaire de petite taille ou de taille moyenne seront mis en service un peu partout dans le monde.
Si c'est le cas, la programmation lourde de construction d'EPR par la France, et la nécessité induite de puiser dans les ressources en uranium de la planète (stock de 2 siècles), et/ou de faire appel au retraitement du combustible usé par les russes, aura été une très mauvaise et coûteuse option politique.
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samedi 18 février 2023
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La fusion nucléaire mobilise de plus en plus les chercheurs et ingénieurs de plusieurs pays du Monde.
Il n'est sans doute pas hasardeux de penser que des " petits " réacteurs à fusion nucléaire verront le jour avant 10 ans.
Dernière information en date :
Les scientifiques de l’Institut polytechnique et de l’université d'État de Virginie et du Laboratoire National du Nord-Ouest Pacifique (PNNL) ont étudié l’amélioration de la résistance du tungstène à l’aide d’un alliage de nickel et de fer.
Le tungstène est utilisé dans la paroi des réacteurs à fusion nucléaire.
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samedi 7 janvier 2023
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Reprise de l'édito :
Génératrice d'espoir pour les années qui viennent, la fusion nucléaire concentre de plus en plus l'attention du monde.
Aux USA, un labo vient de réussir à produire plus d'énergie qu'il n'en a consommé avec une technologie différente du tokamak, en concentrant le tir de 192 lasers sur une cible de la taille d'un dé à coudre contenant du diamant et des isotopes d'hydrogène.
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samedi 10 décembre 2022
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Thales annonce avoir une coopération scientifique avec Marvel Fusion, start up allemande portant sur la fusion nucléaire par laser.
. Ce programme de recherche utilisera en 2023 le système laser de Thales, situé au centre européen de recherche laser en physique nucléaire en Roumanie.
Marvel veut mettre au point un système de fusion nucléaire innovant basé sur lasers ultra-rapides et un combustible nanostructuré.
Dans le cadre de sa coopération continue avec ELI-NP, Thales fournira un nouveau module pour étirer les impulsions laser dans le temps.
Marvel Fusion a pour objectif de présenter ses premiers résultats de recherche d'ici trois ans, avant de construire les premières centrales électriques commerciales dans les années 2030.
Le réacteur ITER, quant à lui, va prendre semble t'il plusieurs années de retard.
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samedi 26 novembre 2022
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Le projet international ITER situé à Cadarache rencontre des problèmes de fissures affectant bouclier thermique, parois et soudures.
Ceci va retarder l'expérimentation et la mise en service du réacteur.
Un article à ce sujet : ici
Peut-être cela confirme t'il que des centrales à fusion nucléaire de plus petites tailles sont moins difficiles à gérer techniquement ?
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samedi 29 octobre 2022
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Du nouveau venant de Chine ici
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samedi 22 octobre 2022
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Rapport du Sénat sur la fission nucléaire ici
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01 octobre 2022
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Extrait d'un article de Techno-science du 29/09/22 :
"" ...... En 2019, le réacteur expérimental sud-coréen KSTAR (Korea Superconducting Tokamak Advanced
Research) avait atteint un nouveau record avec 8 secondes. Il était passé à 20 secondes en 2020. Avec à
présent 30 secondes à cette température d'au moins 100 millions de degrés Celsius.
Il se confirme que le problème passe de plus en plus des mains des physiciens à celles des ingénieurs :
comment soutenir cette activité pour en faire une source d'énergie durable ? ...... ''"
à suivre ici
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2 juillet 2022
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Une start-up américaine, Zap energy semble avoir résolu avec l'aide de chercheurs de l'Université de Washington, le problème d'instabilité du plasma. Elle oriente ses recherches vers la production de petits réacteurs à fusion pouvant servir quelques centaines de milliers d'habitants.
Si cette recherche aboutit, elle est préférable aux grands réacteurs du type ITER, car elle minimise le coût de transport de l'énergie. En outre, elle permettrait des implantations localisées, y compris dans les pays en voie de développement.
Petit rappel qui n'est peut-être pas inutile :
les ressources actuelles en uranium terrestre, ne peuvent satisfaire que les 2 siècles à venir.
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Précédemment
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Principe
La fission est produite par l’éclatement d’un noyau lourd issu de l’enrichissement de l’uranium, elle ne se produit pas à l’état naturel
La fusion consiste en la génération d’un noyau lourd à partir de 2 atomes légers issus de l’hydrogène : le deuterium et le tritium, venant lui-même du traitement du lithium.
La fusion thermonucléaire existe dans le système solaire, c’est la ressource des étoiles, dont le soleil. La fusion génère un plasma à très haute température : 150 millions de degrés.
Le plasma est le quatrième état de la matière après les solides, liquides et gazeux.
Pour contenir cette température à laquelle aucun matériau connu ne peut résister, la plasma qui est chargé d’électricité est éloigné des parois d’une chambre toroïdale par un très fort champ magnétique.
La chambre toroïdale a été inventée par le dissident soviétique Sakharov entre 1950 et 1960.
Le matériau le plus résistant connu actuellement est le titane pour une valeur maximale de 10 000 degrés celsius.
Rendements énergétiques
La fusion produit 3 à 4 fois plus d’énergie que la fission
Combustibles
Pour produire 1 000 MW pendant 1 an :
la fission nécessite 25 tonnes d’uranium, La France en consomme 8 000 tonnes par an pour un budget de près de 500 millions d’euros au cours actuel.
La fusion requiert 100 kilos de deuterium et 150 kilos de tritium extraits du lithium issus des océans. La ressource est quasi illimitée.
La ressource mondiale en gisements d’uranium, connus ou espérés, n’excédera pas 250 ans : 15 millions de tonnes estimées pour une consommation mondiale annuelle de 60 000 tonnes actuellement.
Expérimentations en cours
ITER
Situé à Cadarache en PACA, ITER est un réacteur expérimental de très grande dimension, fruit de la collaboration entre UE, Chine, Corée du Sud, États-Unis, Inde, Japon, et Russie.
Cette expérimentation s’acharne au contrôle de plusieurs points de haute technologie tels que :
Maîtriser le comportement du plasma rendu instable par la dissociation de ses composants
Refroidir la chambre magnétique au zéro degré absolu, soit – 273 degrés.
S’assurer de l’intégrité et de la pérennité des parois du réacteur.
Tokamak
Basé en Angleterre, cette expérimentation se fait sur le principe de la chambre toroïdale. Elle est plus ancienne que ITER, mais de taille réduite.
Radioactivité et sécurité
La fusion engendre peu de radioactivité si on la compare à la fission : 100 ans pour les parois du réacteur contre plusieurs milliers d’années pour la fission.
Alors que pour la fission, en cas de problèmes, la réaction nucléaire continue, le plasma de la fusion s’arrête pratiquement instantanément, en situation problématique. Si le plasma se refroidit, la réaction cesse.
Ecologie
La fusion nucléaire est une énergie quasiment propre, elle évite le recours à l’uranium, à son traitement et son impact sur l’environnement.
Hormis le conditionnement des parois de réacteurs radioactives pendant un siècle, le seul rejet dans l’atmosphère est de l’hélium, inoffensif pour l’environnement.
La fusion nucléaire n’a pas d’exploitation militaire envisageable, à la différence de la fission.
Synthèse
Il paraît évident qu’une fois les contraintes maîtrisées, la fusion nucléaire satisfera l’indépendance énergétique et la mise à disposition de l’énergie au plus grand nombre, dont Afrique et Asie.
L'intérêt que manifestent à la fois les secteurs publics et privés de la plupart des nations, témoigne de l'orientation future de la production d'énergie à l'aide de la fusion nucléaire, et , ainsi, de la programmation à terme de l'obsolescence de la fission nucléaire.
Deux stratégies se proposent
les centrales à gros réacteurs de type ITER aux dimensions imposantes : 30 mètres de haut et de diamètre qui induisent des contraintes techniques propres à leurs tailles, et des coûts de transport et de distribution de l'énergie produite.
Les mini-centrales de la taille d'un terrain de tennis, à implantations et localisations optimisées, susceptibles de satisfaire à la demande et aux besoins de quelques millions d'individus.
Remarque
Le parti pris du tout nucléaire français : 6 EPR en commande, 8 en prévisions à l’horizon 2035/2040 sera mis à mal, si les premiers réacteurs à fusion sont opérationnels au même moment, ce qui paraît vraisemblable.
L'EPR de Flamanville doit être mis en service à la fin de l'année, avec 10 ans de retard, pour un coût 4 fois supérieur au devis initial.